Monday, 8 March 2010 | 11:37 am
“Chroniques du Vatican”: vers la béatification de Jean-Paul II
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JT: Cinq ans ont passé depuis la mort de Jean-Paul II et beaucoup s’attendent à ce que le Vatican approuve bientôt sa béatification. Aujourd’hui Chroniques du Vatican s’intéresse aux étapes qui doivent être franchies pour que Jean Paul II soit proclamé saint. Je suis John Thavis, rédacteur en chef du Catholic News service à Rome.
Et moi je suis Carol Glatz, correspondante du Cns à Rome. Au bout de plusieurs années, Benoît XVI a approuvé un décret reconnaissant les vertus héroïques chrétiennes de Jean-Paul II. Un pas gigantesque vers sa béatification. Mais avant que cette béatification puisse avoir lieu, un second pas est nécessaire: il faut qu’un miracle, par son intercession, lui soit reconnu. Beaucoup à Rome pensent que cela peut arriver rapidement, peut-être à temps pour l’anniversaire de son élection à la mi-octobre.
JT: Mais pour l’instant il ne se passe rien. D’ailleurs, le Vatican a déjà programmé diverses canonisations pour le 17 octobre, ce qui rend encore moins probable que Jean Paul II puisse être béatifié à ce moment-là. En fait, il n’y a pas de prévisions quand il s’agit de miracles. Il ya quatre ans, une sœur française a guéri miraculeusement du Parkinson, la maladie dont souffrait également Jean-Paul II. Le Vatican étudie encore très attentivement son cas, car dans les maladies neurologiques, comme le Parkinson, les symptômes peuvent disparaître sans qu’il y ait pour autant guérison.
CG: Pour dire s’il s’agit bien d’une guérison miraculeuse ou pas, le Vatican demande l’avis de plusieurs médecins. Ces derniers regardent l’historique médical du patient, vérifient les analyses qu’il a faites, le traitement et les thérapies auxquels il est soumis. Le seule fait d’avoir retrouvé la santé après avoir prié quelqu’un comme Jean Paul II ne suffit pas pour dire qu’on à affaire à un miracle. Il arrive que les médecins découvrent que le diagnostic initial n’était pas le bon, ou que la guérison est le résultat d’une intervention chirurgicale.
JT: La tradition veut que lorsqu’on examine la maladie qui doit être incurable ou extrêmement difficile à traiter, et il ne doit pas exister de guérisons spontanées pour de telles maladies. La guérison doit être subite et instantanée, complète et durable. Ce ne sont pas les docteurs consultés par le Vatican qui doivent dire s’il s’agit d’un miracle. Normalement, si la majorité d’une commission de médecins vote que tel cas de guérison n’a pas d’explication naturelle ou scientifique, celui-ci passe alors aux mains d’une commission de théologiens qui jugent si la guérison a été la réponse à une demande de prière.
CG: Le cas de la religieuse française guérie du parkinson est un des nombreux cas signalés au Vatican , concernant une guérison inexplicable suite aux prières à Jean-Paul II. Par exemple, l’année dernière un monsieur de l’Ohio avait reçu une balle de revolver et on le croyait désormais perdu. Or, il a survécu après le passage de l’aumônier de l’hôpital qui lui avait remis un chapelet béni par Jean-Paul II. Et puis il y a le cas d’un petit polonais de 9 ans qui, atteint d’une grave maladie aux reins, ne pouvait plus marcher et qui s’est remis à marcher après être allé sur la tombe de Jean Paul II. D’après les témoins, le petit garçon s’est levé de son fauteuil roulant et est sorti de la Basilique saint-Pierre en marchant.
JT: Le Vatican n’a pas le temps et les ressources pour enquêter en même temps sur tous les dossiers. Il va au cas par cas, donc avant qu’un miracle ne soit confirmé des mois voire des années peuvent s’écouler. Pendant ce temps-là la béatification doit attendre, parfois pour une question qu’on ignore. Après la béatification nous avons la canonisation, c’est-à-dire quand l’Eglise reconnaît la sainteté d’une personne. Pour cela il ne faut plus qu’une seule chose: un autre miracle.
Source : H2o News
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